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8 raisons pourquoi les fermentations contribuent à réduire nos déchets

Pas facile d’être Zéro déchet ! Comme on vit dans un ère de consommation, de produits suremballés et de nourriture prête à consommer, on a un peu perdu le contact avec le fait maison et les méthodes de conservation ancestrales. Pourtant, on a vécu longtemps sans frigo, et on gaspillait beaucoup moins !

La fermentation s’avère un allié de choix dans la lutte au gaspillage alimentaire, car elle permet de conserver la fraicheur de nos aliments tout en exaltant les saveurs et en décuplant les bénéfices santé.

Plus encore, la fermentation ouvre tout un éventail d’opportunités pour rendre notre mode de vie plus durable : on réapprend à cuisiner à la maison, on favorise l’économie circulaire, on lutte contre le gaspillage alimentaire…

Envie d’en savoir plus ? Voici 8 façons de réduire nos déchets avec la fermentation !

 

1. Prolongez la durée de vie de vos légumes

Fatigué de perdre vos légumes laissés un peu trop longtemps dans le frigo ? Apprenez à les fermenter ! Les fermentations de légumes (aussi appelés lactofermentations) peuvent conserver les légumes des mois, voir des années à température de la pièce. De plus, les vitamines et minéraux sont préservés, et même décuplés par l’action des bactéries. En bonus, les aliments développent de nouvelles saveurs, aussi nuancées que délicieuses. La fermentation permet d’avoir de légumes sains toute l’année !

La plupart des légumes se fermentent, même ceux un peu flétris ou abimés. Il suffit de retirer les parties trop amochées et de mettre le reste en pot. Même les fines herbes, réputées pour leur fragilité, gardent toute leur fraîcheur une fois lactofermentées. Plus jamais de bouquet de basilic défraîchi dans le fond du frigo !
Consommer des légumes locaux à longueur d’année est donc possible ! Ce faisant, on évite des tonnes d’emballages et les gaz à effet de serre liés au transport des aliments.

Pour aller plus loin :


2. Prolongez la durée de vie de vos fruits

Vous aimeriez profiter du goût des petits fruits d’été toute l’année ? Le shrub est la solution ! Le shrub est un sirop infusé à froid constitué de vinaigre, de sucre et de petits fruits à parts plus ou moins égales. Après quelques semaines de fermentation, on obtient un sirop légèrement vinaigré, mais débordant de saveurs d’été. C’est délicieux dans un cocktail, pratique pour aromatiser le kombucha et terriblement bon avec de la crème glacée.

Traditionnellement, on utilisait aussi l’alcool pour préserver les fruits. Avant l’ère des réfrigérateurs, transformer du jus de pomme en cidre légèrement alcoolisé était courant pour préserver les vertus et les saveurs.

Il est aussi possible de garder du précieux de la saveur de nos fruits préférés en les incorporant dans des boissons fermentées comme le kombucha ou du kéfir de fruits.

Et dans la même veine, il y a la conservation des fruits dans de l’eau de vie et du sucre, pour concocter une confiture de vieux garçons. De nouveaux fruits sont rajoutés au fur et à mesure que la saison avance. On se retrouve avec un mélange de fruits alcoolisés, certes, mais qui ont gardé leurs nutriments et leurs vertus. Cette concoction se conserve des années sur le comptoir. À consommer avec modération... et délectation !

 

3. Ne jetez plus les pelures de vos fruits

Connaissez-vous le Tepache ? C’est une boisson pétillante d’Amérique Centrale faite à partir des pelures d’ananas. La pelure d’ananas est recouverte d’une multitude de levures et de bactéries sauvages. Une fois dans un environnement propice, ces microorganismes se reproduisent et digèrent les sucres présents dans les fruits pour créer une boisson rafraîchissante, effervescente et toute en nuances.

Pour les pelures de pommes et de poire, il suffit de les mettre dans l’eau et de patienter quelques mois pour se retrouver avec du vinaigre de cidre ou de poires. Les pelures de gingembre, quant à elles, sont réputées pour contenir beaucoup de levures. Elles sont utiles pour donner un boost de bulles à notre kombucha ou pour partir notre levain de gingembre.

Même l’écorce de melon d’eau peut être fermentée. À la façon des concombres, il suffit de la mettre dans de la saumure et d’attendre quelques jours : un pickle frais, croquant et surprenant !

 

4. Réutilisez vos contenants

Recycler, c’est bien. Donner une seconde vie, c’est encore mieux ! Nul besoin d’acheter un tas de matériel dispendieux pour vous mettre à la fermentation : partez à la chasse aux bocaux à même votre bac de recyclage ! Pour les lactofermentations, un simple pot de verre suffit, qu’il ait servi à contenir de la sauce à spaghetti ou de la confiture. Vous pouvez aussi garder des verres à shooters, des tasses à espresso et des même des capsules de médicament vides pour servir de poids afin de garder les lactofermentations sous leur saumure.

Pensez à conserver vos bouteilles en verre pour verser votre kombucha, kéfir et autres boissons fermentées. Même les bouteilles de vinaigrettes peuvent connaître une nouvelle vie en accueillant vos condiments et sauces piquantes. Ces solutions sont appréciées, surtout qu’on sait que le recyclage du verre reste un défi pour de nombreuses municipalités à travers le monde. En réutilisant vos bocaux, vous savez exactement ce qu’ils deviennent !

 

5. Créez des connexions directes de la ferme à la table

À la recherche de vos prochains légumes pour vos fermentations ? Faites un tour au marché public le plus proche ! La plupart des producteurs proposent des légumes sans emballages. Moins de déchets, moins d’intermédiaires, moins de transport polluant… On aime ça !!! Préférez aussi l’achat des légumes biologiques afin d’encourager l’agriculture durable.


Acheter local ne se limite pas aux légumes. Si vous passez chez votre apiculteur de famille, vous pourrez vous équiper de quoi concocter un miel fermenté à l’ail, de l'hydromel, ou un jun (kombucha au miel). La prochaine fois que vous irez aux pommes, prenez un peu de jus biologique non filtré pour créer votre propre cidre. Et quand vous passerez devant un kiosque maraîcher, emparez-vous d’un cageot de petits fruits pour votre prochain schrub !

De plus, la quasi-totalité des ingrédients nécessaire aux fermentations peuvent être trouvés dans des épiceries ou des groupes d’achat en vrac. Par exemple, on peut nourrir son kéfir de fruit avec du sucre de canne biologique, son levain avec de la farine de blé entier, son kombucha avec du thé en vrac, etc. Que d’opportunité de créer des liens avec les commerces et les producteurs locaux !

 

6. Créez vos propres aliments

Quand on commence le mode de vie zéro déchet, on se sent souvent démunis devant la tonne d’emballages à l’épicerie. Une bonne façon d’échapper au suremballage est de cuisiner soi-même une partie de ses aliments. La fermentation permet de se réapproprier tellement de choses !

Saviez-vous que les condiments étaient étonnamment facile à faire ? Ketchups, relishs, moutardes, sauces piquantes et chutneys fermentés vous feront oublier les condiments commerciaux. Accro aux boissons pétillantes ? Apprenez à faire votre kombucha, kéfir de fruit, kvass ou tepache maison ! On peut aussi faire son propre fromage ou faux-mage fermenté avec un minimum d’effort. Pour les plus aventureux, initiez-vous à la confection d’hydromel ou de pain au levain. Avec un peu de savoir faire, on produit des aliments frais, savoureux et bons pour la santé... sans les déchets !

 

7. Préservez votre viande, ou vos poissons

La viande et le poisson sont des denrées qui ont longtemps posé problème pour leur conservation à long terme. Traditionnellement, on laisse vieillir la viande dans un processus appelé faisandage. Ce terme vient du faisan, qu’on accrochait dans un arbre jusqu’à ce que sa tête se détache : il était alors considéré comme à point, et il était servis comme un mets fin d’une grande délicatesse. Appétissant !

Bien qu’on ne vous conseille pas de laisser un morceau de steak sur le comptoir, il existe des techniques plus communes et accessible qui font appel aux microorganismes pour conserver la viande. Par exemple, les charcuteries telles que les saucissons ont une véritable écologie microbienne qui protège et préserve la viande contre les bactéries pathogènes. Le corned beef est aussi une pièce de viande fermentée dans une saumure pour quelques semaines.

Il faut toutefois faire attention : sans les bonnes précautions, il y a des risques d’intoxication plus élevés qu’avec les fermentations de légumes. Si vous souhaitez tout de même expérimenter avec les microorganismes, tournez-vous vers le miso ou le koji. Ces deux cultures regorgent d’enzymes, qui appliquées en marinade, transforment la viande, les fruits de mer et les poissons en mets délicats et savoureux.

 

8 Cuisinez vos Mamma de kombucha

Vous faites du kombucha depuis quelques mois ? Vos mamma (scoby, ou mère de kombucha) s’accumulent et vous n’avez plus d’amis à qui les donner ? Vous n’avez pas envie de les composter ? Et bien, cuisinez-les !

Bien que cette suggestion puisse sembler étrange, la mère de kombucha est en fait composée de cellulose, de bactéries et de levures. C’est donc des fibres remplies de probiotiques ! Pour les cuisiner, vous pouvez les tremper dans un sirop sucré et les faire déshydrater pour en faire des bonbons de type jujube. Vous pouvez aussi les mixer avec des fruits et les faire déshydrater pour en faire des rouleaux fruits. Ils s’incorporent aussi facilement dans les smoothies, où leur petit goût acidulé vient ajouter un je ne sais quoi.

 

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